Numericable, Carambar : la fin du bad buzz ?

Numericable, Carambar : la fin du bad buzz ?

Aujourd’hui marque le lancement du nouveau blog Hobbynote. Toujours plus d’astuces pour optimiser votre présence sur les réseaux sociaux, pour utiliser la puissance de la donnée sociale et pour enchanter vos expériences d’achat, voila ce qui vous attend dans les prochaines semaines. Pour commencer avec un thème que vous aimez tous, intéressons-nous au buzz, ou plutôt à son frère ennemi le bad buzz.

Avouez qu’on pouvait difficilement mieux tomber vu les différents* bad buzz* de ces dernières semaines. Il faut dire que l’année était pour le moment assez maigre de ce point de vue, en dehors de nos amis de MinuteBuzz. Mais est-ce que les bad buzz de 2014 sont encore réellement des bad buzz ou la mise en lumière de la dénonciation facile qui règne sur Facebook et Twitter de nos jours ?

Numéricable : coup de communication efficace avant tout

Si vous suivez quotidiennement les opérations de communication digitale des grandes marques de France et d’ailleurs vous n’avez pas pu passer à côté de Numericable et de sa fibre.

Mais si, rappelez-vous cette publicité mettant en avant la vitesse de téléchargement permise par l’offre de l’opérateur, « aussi rapide que votre femme change d’avis ». Pour aller dans le* cliché* à ce point là on se demande quand même si ce n’était pas prémédité. Et tout bon connaisseur des mécanismes sociaux 2.0 se serait douté de l’ampleur prise par une telle pub aussitôt cataloguée sexiste.

numericable

C’est vrai que ce n’était pas très fin. Et pourtant un maximum d’observateurs et de médias sont tombés dans le panneau : attention le gros bad buzz ! Et suite à quelques articles de spécialistes repris par quelques blogueurs « influents » l’opération s’est transformée en objet d’étude et en campagne à suivre. Simple et efficace.

La réponse de la marque nous laisse d’ailleurs encore un peu plus perplexe sur la réalité de ce bad buzz, enfonçant le clou avec un autre cliché bien lourd sur les hommes cette fois ci. Pas de jaloux, et du coup (l’espéraient-ils vraiment ?) plus de polémique. Mais au contraire tout cela a entretenu les conversations autour de la campagne, générant un maximum de messages et d’articles parlant du coup de l’offre supposée rapide jamais remise en cause sur le fond.

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On ne conseillerait pas à nos clients ce genre de stratégies de communication, mais il faut tout de même reconnaître que* l’objectif de « buzz » a été rempli. Peu importe la tonalité des réactions, l’offre a eu l’exposition souhaitée. Objectif atteint*.

Carambar : un bad buzz vide qui surfe sur l’actualité

Tout commença comme souvent par un message tout simple adressé à la marque de bonbons caramélisés.

@NadineBonheur Bonjour, cette blague a été retirée de la production et ne figurera plus dans les futurs paquets.

— Carambar Officiel (@Carambar_France) 16 Février 2014

Réponse rapide, prise en compte de ce retour client, rideau.

Mais le web est plus fort que ça ! C’était sans compter sur les premières réactions criant au fameux bad buzz. Imaginez donc, pendant la carrière d’un champion Carambar a utilisé son nom pour faire une blague. Parmi les centaines (milliers ?) de blagues qui tournent sur les emballages cette blague est devenue de mauvais goût suite à l’accident récent de l’ancien pilote allemand. Et la marque ne l’a pas encore retirée ? *Mais quelle honte *!

Alors, pourquoi faire de ce non-événement un sujet d’actualité ? Du clic, du clic, du clic ! Le sujet de l’accident de ski a fait la une de tous les médias pendant de nombreuses semaines avant de disparaître suite à l’état de santé stable du champion automobile. Mais pourquoi ne pas profiter de son nom et de son potentiel « viral » pour profiter d’un* retour de popularité* du sujet en question ? Tous les médias web ont donc sauté sur l’occasion pour fabriquer de toutes pièces un sujet qui n’en est pas vraiment un. Mais un peu quand même. Ou pas du tout.

Que nous apprennent ces supposés bad buzz de début 2014 ?

Tout d’abord que les observateurs* tombent toujours dans le panneau* lorsqu’une opération de communication joue sur les clichés pour générer du clic, de la page vue et du « bruit » autour de la marque.

Mais aussi qu’il faut faire* toujours plus attention* à tout ce qui est mis en ligne, sur les comptes sociaux où l’on prend la parole, mais aussi jusqu’à la fiche produit de son site e-commerce.

Et n’oubliez pas que pour surfer sur les sujets d’actualité sans avoir à communiquer directement on peut compter sur ses clients et sur les internautes pour* construire un « bad buzz »* tout à fait positif. Car c’est bien le problème qui va nous occuper cette année, comment qualifier un bad buzz qui fait parler de vous sans réel impact de réputation auprès du grand public ?

Vous avez la journée pour nous proposer un nom pour ce nouveau concept !

Benjamin Tontale

Community Manager @Hobbynote

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